Avez-vous déjà été confronté à la fin de vie d’un proche ?

Connaissez-vous les signes qui montrent que la mort approche ?

Savez-vous les gérer dans le respect du mourant ?

Souvent il s’agit déjà d’un moment très douloureux.

Et on n’y est pas préparé.

Avoir à l’esprit quelques idées à ce sujet peut s’avérer bénéfique dans ce moment délicat.

La mort est un sujet qui m’a toujours fasciné.

Peut-être par son côté mystérieux et par l’éveil de ma curiosité concernant l’au-delà.

La mort est un sujet tabou dans notre société et pourtant elle fait partie intégrante de la vie.

On la fuit : peut-être par ce qu’elle nous rappelle que nous sommes mortels et qu’elle nous renvoie à la souffrance et au chagrin de la perte d’un être cher.

C’est important de s’y préparer pour mieux la vivre et ne pas se retrouver désarmé.

Avant, il y avait des rituels ( que l’on retrouve dans certains pays et ethnies) et la religion avait aussi son importance.

Auparavant, tout le monde venait rendre un dernier hommage à la personne chez elle.

Aujourd’hui, la mort est cachée car elle ne se produit plus au sein des familles, à la maison, mais le plus souvent à l’hôpital.

Tout le monde aujourd’hui souhaite partir vite. Mourir dans son sommeil ou faire une crise cardiaque.

Mais, au fond, ces quelques jours qui mettent l’individu sur le chemin de sa disparition sont nécessaires et primordiales.

A la fois pour lui et pour ceux qui lui sont proches.

Quoi faire pour accompagner un proche en fin de vie ?

– Se réunir autour de lui

Tout le monde doit venir partager ce moment.

La personne doit se sentir entourée et aimée.

On dit souvent que les personnes en fin de vie attendent de voir leurs proches et de régler tout ce qui reste à résoudre pour partir tranquille.

– C’est un instant privilégié où il est important de dire tout ce que l’on a sur le cœur.

L’importance de cette personne dans notre vie et combien on l’aime.

Tout ce qu’elle a fait de bien pour nous ou la remercier tout simplement.

Donner de l’amour sans attendre en retour.

– Ce qui est important est de mettre en valeur toutes les belles choses réalisées dans sa vie.

Échanger sur tous les beaux moments partagés.

Mettre en avant tous les bons souvenirs.

Parler de ses qualités et de la belle personne qu’elle a été.

Même si la personne est inconsciente, il faut continuer de lui parler.

Les personnes dans le coma, ressentent la présence des personnes qu’elles aiment.

– L’aider à réaliser ses dernières volontés

Pour s’en aller sereines, il est important que ce qu’elles ont décidé pour leur mort soit appliqué.

Il est aussi essentiel de régler les questions d’héritage, de biens, d’obsèques,…

Il ne faut pas avoir peur de parler de la mort.

Nous savons tous que nous allons mourir un jour ou l’autre.

Le mourant le sait, même si il n’en parle pas.

La fin de vie est un moment de vérité et de lucidité.

– Respecter ses vœux religieux

Il est possible que la personne veuille voir un prêtre ou autre.

– Répondre au mieux aux 10 besoins du mourant

Quels sont les signes de mort imminente

  1. La personne est fatiguée et dort beaucoup.Les fonctions vitales sont ralenties. Le fait de ne plus se nourrir et s’hydrater rend la personne très faible. Elle se laisse glisser petit à petit. Il faut respecter cet état de fait en ne la réveillant pas et en la laissant dormir. Vous pouvez rester près d’elle, lui tenir la main et continuer à lui parler. Les personnes inconscientes ou dans le coma vous entendent. Même si le corps est inerte, les sens fonctionnent toujours.
  2. Perte d’appétit et déshydratationElle ne peut plus manger souvent par faiblesse. Même le plus gourmand, n’a plus goût à rien. Son corps est trop fragile et manger représente un effort surhumain. N’insistez pas, laisser le faire comme il le souhaite. Dans tous les cas, si il veut manger, faites attention au risque de fausses routes. Privilégier les aliments mous et bouillis en tout genre sucrée ou salée. Trouver des astuces pour qu’elle puisse s’hydrater comme boire à la paille. Mais même aspirer, à la fin, demande un effort surhumain. Souvent pour compenser, les soins médicaux mettent en place des perfusions hydriques sodées.
  1. Confusion mentale

La personne n’a plus de repères dans le temps et dans l’espace. Elle ne sait plus où elle est et qui est près d’elle. Son niveau de conscience est faible. Une partie de son esprit est ailleurs : parfois elle entend et parle à des personnes que l’on ne voit pas. Ce n’est pas grave, laisser la s’exprimer. Rassurez-la et parlez-lui calmement et sereinement. Profitez des quelques instants de lucidité qu’elle peut avoir pour échanger des paroles importantes.

  1. Agitation et gémissements

Parfois, l’individu est agité. Il ne trouve pas sa place. Il se débat avec ses draps.

Il est toujours nécessaire d’adopter une attitude rassurante. La présence des proches souvent suffit à le calmer en lui parlant doucement et en lui prenant la main.

  1. Communication difficile

Il existe plusieurs formes de communication. La verbale devient très souvent très compliquée. C’est pas grave. La communication non verbale est aussi intense : le regard, le toucher, la présence, les mimiques, et vous pouvez continuer d’échanger avec lui.

  1. Respiration lente et haletante

La respiration est de plus en plus difficile. La personne fait des pauses respiratoires : des apnées. Restez calme, elle est inconsciente et ne s’en rend pas compte. Aidez-la en inclinant son lit en position demi-assise, en lui humidifiant la bouche, en hydratant ses lèvres,…

  1. Miction ralentie et œdèmes au niveau des membres inférieurs

Comme ils ne mangent plus et ne s’hydratent plus, ils urinent de moins en moins ce qui peut provoquer des œdèmes. Souvent aucun traitement n’est mis en place. On peut juste essayer d’amener du confort avec un lit propre, en changeant les alèses, …

  1. La circulation sanguine ralentie : extrémités froides et marbrures

C’est le signe de mort imminente. Le système circulatoire ralentit et il n’y a rien à faire.

  1. La douleur

Le plus important est que la personne ne souffre pas.

Soyez attentif à ces mimiques, grimaces ou autres expressions du visage.

N’hésitez pas à lui demander.

  1. L’anxiété

Nous sommes tous différents face à la mort avec notre vécu et nos croyances.

Certains peuvent éprouver une certaine peur et appréhension, c’est pour cela que d’être là est très important.

La personne, tant qu’elle est encore consciente, peut en parler avec un thérapeute…

 

Soyez à l’écoute et observez la personne mourante pour répondre au mieux à ses besoins.

Dans tous les cas, dialoguer avec l’équipe soignante. Échanger sur l’état du malade. Faites en sorte que la souffrance physique et psychologique soit prise en compte.

C’est un moment difficile et qui fait mal.

Mais il est beau !

C’est un moment unique.

J’avoue que mon expérience d’infirmière m’a beaucoup aidée et les nombreux ouvrages que j’ai pu lire à ce sujet ( j’ai rédigé mon mémoire sur la prise en charge des personnes mourantes à l’hôpital en service de chirurgie).

Un livre qui m’a beaucoup touché est « la mort intime » de Marie de Hennezel.

N’oublions pas : « Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre »

 

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