Armoise

Armesia vulgaris L.

Asteraceae

L’Armoise est aussi appelée absinthe sauvage, ceinture ou couronne de Saint-Jean, tabac de Saint-Pierre, herbe aux cents goûts, herbe de feu, herbe de Saint-Jean, artémise.

Son nom est en relation avec la déesse des bêtes sauvages ou avec la reine de Carie. Les deux femmes étaient expertes en plantes et elles s’étaient spécialisées dans la gynécologie.

Botanique

Plante herbacée vivace, légèrement odorante, ressemblant à l’absinthe.

Elle pousse dans les décombres, les lieux incultes.

On la rencontre dans toute l’Europe, l’Afrique du Nord, l’Amérique.

En France, elle est commune : on la trouve partout, sauf dans le sud-ouest.

Sa tige est dressée, rougeâtre, mesurant 80 cm mais pouvant atteindre 2 mètres.

Ses feuilles sont de couleur vert foncé, ovales et divisées.

Les fleurs sont petites, jaunes, disposées en grappes.

Leur floraison a lieu de juillet à septembre.

Histoire

Les Grecques et les Romaines l’utilisaient déjà pour les troubles féminins.

Hippocrate, Pline et Dioscoride considère l’armoise comme la plante féminine par excellence. Pendant longtemps, elle était vénérée pour des vertus magiques conjointement à ses vertus thérapeutiques.

On pensait même qu’elle avait le pouvoir d’éloigner le danger.

Les parties utilisées en herboristerie

Les feuilles et les sommités fleuries sont récoltées de juin à août de préférence et dans les lieux secs et arides.

Elles contiennent une huile essentielle ( cinéol tuyone), et les feuilles renferment de la vitamine A, B et C.

Les constituants connus sont :

  • polyines ou dérivés acétylénique
  • huile essentielle
  • flavonoïdes
  • coumarines (hydroxycoumarines)
  • triterpènes et stéroïdes
  • lactones sesquiterpènes (vulgarine)

Les propriétés principales de l’Armoise

Elle est antispasmodique et sédative.

Elle est vermifuge, digestive et apéritive.

Surtout elle est emménagogue et soulage le syndrome pré-menstruel : rétention d’eau, prise de poids, gonflement des seins, irritabilité.

Voie interne :

  • régularise le cycle des menstruations à la ménopause
  • emménagogue
  • anti-spasmodique
  • apéritif
  • tonique
  • fébrifuge
  • vermifuge
  • anti-bactérien
  • anti-fongique
  • hépatoprotecteur
  • hypotensif
  • sédatif

Ses indications thérapeutiques

Son indication majeure est de soigner les règles douloureuses, difficiles, irrégulières ainsi qu’aux troubles de la ménopause.

Elle traite aussi la diarrhée chronique, les vomissements nerveux, les névroses hystériques et épileptiques.

Voie interne :

  • sphère neuro-endocrinienne = traitements des troubles menstruels, aménorrhées ( absence de règle), dysménorrhées ( douleurs menstruelles), diminue le syndrome pré-menstruel, facilite le retour des règles après l’accouchement
  • système digestif = apéritive ( ouvre l’appétit), troubles digestifs

Comment l’employer en herboristerie ?

Les formes galéniques

  • infusé

Recette :

20 à 30 g de feuilles séchées pour 1 litre d’eau froide. Porter à ébullition et laisser infuser 10 minutes hors du feu.

Boire 2 à 3 tasses par jour avant les repas.

Sucrer au miel car l’infusion est amère.

  • teinture mère, extrait fluide, extrait hydro-alcoolique de plante fraîche ( TM) : 30 gouttes dans un peu d’eau 2 fois par jour.

Il faut commencer la cure 10 jours avant la date présumée des règles et arrêter à l’apparition des menstruations.

Un usage prolongé nuit au système nerveux et risque de provoquer des lésions rénales, hépatiques et pulmonaires.

L’infusion prise avant les repas du midi et du soir est préconisée pour le manque d’appétit, la digestion difficile, les troubles circulatoires et comme vermifuge ( oxyures et ascaris).

Quelles sont ses contre-indications ?

Ne pas donner aux femmes enceintes et aux enfants.

Il existe un risque d’allergie aux Asteraceae.

En résumé

C’est une plante “porte secours “aux femmes

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