1. Huile essentielleToxicité dermocaustique : certaines huiles essentielles à phénols et aldéhydes donnent irritations et brûlures. Il faut les diluer à 10%. Attention particulièrement aux huiles essentielles d’ail , d’oignon, de moutarde et de menthe poivrée. Voici la liste des huiles essentielles dermocaustiques : Thymus vulgaris CT thymol (thym à thymol), Thymus serpyllum (serpolet), Eugenia caryophyllus (girofle) , Satureja montana (sarriette) , Origanum vulgare (origans) , Origanum heracleoticum , Origanum compactum , Cinnamomum zeylicum (cannelles) et Cinnamomum cassia.
  2. Photosensibilisation : certaines provoquent rougeurs et cloques suite à une exposition au soleil . Ne pas mettre d’huiles essentielles les jours d’exposition et ne pas s’exposer dans les deux heures après . Les huiles essentielles photosensibilisantes contiennent des coumarines. Ce sont celles des agrumes et des apiacées : Citrus sp zeste (bergamote), Apium graveolens (céleri), Angelica archangelica (angélique) , Ammi visnaga (khella).
  3. Toxicité hépatique : encore plus de prudence chez les personnes ayant des antécédents de troubles hépatiques et d’insuffisance. Pas d’emploi prolongé (plus de 3 mois) et pas de doses trop fortes (plus de 10 gouttes par jour). Les huiles essentielles entraînant des troubles hépartiques, contiennent des phénols à plus de 50%, elles sont : Thymus vulgaris CT thymol (thym à thymol), Thymus serpyllum (serpolet) , Eugenia caryophyllus (girofle) , Satureja montana (sarriette), Origanum vulgare (origans) , Origanum heracleoticum , Origanum compactum, Cinnamomum zeylanicum (cannelles).
  4. Toxicité rénale :encore plus de prudence chez les personnes ayant des antécédents de troubles rénaux . Pas d’emploi prolongé ni même de fortes doses. Ce sont des huiles essentielles à monoterpènes comme Juniperus communis (genévrier) , Santalum album (bois de santal) , Pinus pinaster oléorésine (térébantine des Landes).
  5. Toxicité nerveuse : la neurotoxicité est liée aux cétones et à certains oxydes terpéniques. Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte et allaitante et chez les nourrissons. Les huiles essentielles concernées : Lavandula stoechas (lavande stoechade) , Salvia officinalis (sauge officinale) , Thuya occidentalis (thuya), Santalina chamaecyparissus ( santoline), Peumus boldo (boldo) , Artemisia herba-alba (armoise à herbes blanches), Chenopodium ambrosoïdes var anthelminthicum (chénopode ou ansérine vermifuge).
  6. Potentiel allergisant : les huiles essentielles qui provoquent des dermites bulleuses, contiennent des lactones sesquiterpéniques. L’allergie est liée à chacun et elle reste rare. Il faut éviter d’utiliser les huiles essentielles de plantes dont on sait qu’on est sensible/allergique. Faire attention aux huiles essentielles de Laurus nobilis ( laurier noble) , Cryptocarya massoia (massoia).
  7. Effet hormone-like : certaines huiles essentielles ont des composés aromatiques qui ont une structure moléculaire proche de certaines hormones naturelles comme les oestrogènes sécrétés par les ovaires. Ce sont des huiles essentielles à sesquiterpénols et diterpénols. Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte et allaitante, les jeunes enfants et chez les personnes ayant des antécédents de cancers hormono-dépendants. Attention à Savia officinalis (sauge) et Melaleuca quinquenervia (niaouli).
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