Aunée

Inula helenium L.

Asteraceae

Pour les toux rebelles

L’Aunée officinale est aussi appelée hélénine, oeil de cheval, astre de chien, soleil vivace, arôme germanique.

L’origine de son nom : « aunée » car elle pousse sous les aulnes près des rivières et « inule » (« helenê ») désigne une petite corbeille en rapport avec la forme des capitules.

Botanique

Plante vivace très robuste à tige ramifiée, épaisse, velue, de 1 à 1,5 m de hauteur portant des feuilles ovales allongées, vertes, ridées de nervures sur le dessus, cotonneuses et blanchâtres par dessous.

Sa racine est charnue, brune extérieurement et blanchâtre intérieurement, elle peut peser plusieurs kilos. Une fois sèche, elle devient grisâtre et dégage une odeur de violette.

Les fleurs sont jaunes, semblables à de petits soleils.

Elles sont ligulées, disposées sur un seul rang tandis que de multiples petites fleurs tubuleuses forment le centre de ce large capitule.

L’aunée apprécie les terrains à humus profond, argileux et humide.

Elle pousse le long des rivières sous les aulnes mais elle tend à disparaître et ne se trouve presque plus.

Elle est surtout cultivée dans les jardins.

Histoire

Hippocrate, Dioscoride et Galien signalèrent les effets satisfaisants exercés par l’aunée sur l’utérus, les voies urinaires et l’appareil respiratoire.

Ce n’est que plus tard que les travaux mirent en évidence son action sur les organes digestifs. Elle est très utile dans les maladies de l’estomac.

Les parties utilisées en herboristerie

Le rhizome et les racines latérales des plantes de plus de 2 à 3 ans récoltés en septembre ou en octobre.

Ils contiennent essentiellement de l’hélénine (Camphre d’Aunée), des lactones et des terpènes.

Les constituants chimiques :

  • lactones sesquiterpéniques
  • huile essentielle
  • polysaccharides
  • triterpènes et stéroïdes

Les propriétés principales de l’Aunée officinale

Elle est apéritive ( elle ouvre l’appétit) et antiseptique pulmonaire.

Voie interne :

  • expectorant
  • anti-tussif
  • sudorifique
  • anti-bactérien
  • anti-viral
  • tonique général et fortifiant immunitaire
  • diurétique
  • tonique amer
  • anthelmintique
  • emménagogue
  • anti-fongique.

Voie externe : antiseptique

Quelles sont ses indications thérapeutiques  ?

Voie interne :

  • sphère respiratoire = toux, infections chroniques, asthme. 
  • sphère urinaire = cystite, urémie, insuffisance rénale
  • sphère digestive = dyspepsie, atonie digestive, candidose et état de dysbiose intestinale
  • autres = aménorrhée, leucorrhée, convalescence, troubles immunitaires chroniques.

Voie externe : dartres, eczéma, dermatose fongique

Comment l’employer en herboristerie ?

Les formes galéniques :

  • infusé

Recette : infusion aromatique

50 à 60 grammes par litre d’eau bouillante. Porter à ébullition.

Bien laisser infuser au moins 15 minutes hors du feu. Filtrer et boire à raison de 2 tasses par jour avant les repas.

  • décocté

Recette : décoction amère et âcre

10 à 30 grammes par litre, faire macérer pendant 1 heure, chauffer doucement, amener à ébullition, laisser bouillir 1 à 2 minutes, infuser 10 minutes hors du feu, filtrer et bien sucrer au miel.

Boire 2 à 3 tasses par jour avant les repas.

Infusion et décoction vont permettre de décongestionner les bronches, calmer la toux, aider à expectorer ( trachéite, bronchite grippale ou non, asthme humide, coqueluche).

  • extrait hydro-alcoolique ou Teinture Mère : 30 à 40 gouttes dans un peu d’eau 2 à 3 fois par jour.

Quelles sont ses contre-indications ?

Elle est déconseillée en cas de grossesse et d’allaitement.

Allergies possibles chez les personnes sensibles aux lactones sesquiterpéniques. Ces sensibilisations peuvent provoquer des inflammations de la peau.

En résumé

C’est plante essentiellement cultivée et « tonique amer » qui est intéressante dans le système respiratoire et urinaire.

 

 

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