Acore

Acorus calamus L.

Araceae

L’Acore est aussi appelé jonc odorant, roseau odorant, lis des marais, canne aromatique, acore vrai.

Son nom prend son origine de « calamus » qui vient du grec « kalamos » qui signifie « roseau » et « a-choros »qui signifie « sans satiété » pour son effet orexigène.

Botanique

Cette plante se rencontre près des étangs, des marais, des ruisseaux, des rives des eaux et des fossés.

Elle est présente sur tout l’hémisphère nord.

Sa tige est dressée et peut atteindre 1 mètre de haut.

Ses feuilles sont très longues, rubanées, sessiles, et engainantes.

L’épi floral est brunâtre.

Les fleurs sont jaunâtres sans corolle.

Histoire

Utilisé depuis très longtemps en Inde ( médecine ayurvédique), Chine et Japon dans les troubles digestifs (fortifiant, carminatif, eupeptique) et nerveux ( insomnie, mélancolie, névrose, hystérie, épilepsie).

Employé aussi par les Grecs, les Romains et durant les siècles suivant.

En Amérique du Nord, très employé dans les médecines traditionnelles indiennes.

Les parties utilisées en herboristerie

C’est le rhizome improprement appelé la racine.

La récolte s’effectue l’été.

Il est très aromatique et amer.

Les constituants connus sont :

  • huile essentielle ( ß-asarone qui est psychotrope, sa présence varie avec l’origine)
  • hétéroside : acorine, glucoside
  • tanins
  • mucilages

Les propriétés principales de l’Acore

Il est digestif et diurétique.

Voie interne :

  • tonique amer
  • stomachique
  • carminatif
  • cicatrisant des muqueuses
  • régularise les sécrétions gastriques  de façon marquée
  • anti-spasmodique puissant au niveau digestif
  • anti-inflammatoire
  • sédatif du système nerveux central
  • anti-infectieux
  • anti-fongique
  • insecticide
  • fébrifuge

Voie externe :

  • rubéfiant : irritant au niveau de la peau

Les indications thérapeutiques

Pour les estomacs paresseux, il est associé à l’aunée et à la gentiane.

Il est également indiqué aussi pour les maladies des cordes vocales et d’enrouement avec l’érysimum.

On le recommande en cas de goutte : il fait baisser l’acide urique dans le sang et permet son élimination par les urines.

Voie interne :

  • sphère digestive = inappétence, anorexie, gastralgie, gastrite, ulcère de la muqueuse de l’estomac et du duodénum, spasmes digestifs, colopathie fonctionnelle.

Voie externe :

  • rhumatismes et fatigue

Comment l’employer en herboristerie ?

  • infusion ( ne pas faire bouillir) ou macération

Recette :

Posologie : 8 à 10 g de rhizome pour 1 litre d’eau ou de vin

1 cuillère à soupe pour 300 ml d’eau froide. Amener à ébullition et retirer du feu.

Infuser 10 à 15 minutes.

Boire 1 tasse 30 minutes avant le repas en cas d’inappétence comme amer aromatique.

L’Acore est à employer en tisane avec d’autres plantes médicinales pour des vertus apéritives, toniques de l’estomac, carminatives, cholérétiques et cholagogues ( elles facilitent la fabrication de la bile par les cellules hépatiques et son évacuation dans les intestins).

  • extrait fluide, teinture : 30 gouttes dans un peu d’eau 3 fois par jour
  • huile essentielle, extrait lipidique par voie externe

Quelles sont ses contre-indications ?

Pas de prise prolongée et ne pas prendre l’huile essentielle par voie orale.

En résumé

Il s’agit d’une plante très intéressante pour les problèmes de gastralgie à composante nerveuse. Il est préférable de ne pas l’utiliser de manière prolongée. A utiliser en mélange avec d’autres plantes médicinales.

Dans certains pays, elle est utilisée pour aromatiser la bière.

Elle entre aussi dans la composition de certaines liqueurs.

Elle est aussi utilisée en parfumerie.

 

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